Je suis un québécois de 57 ans qui a toujours été fasciné par les altérations corporelles. J'étais adolescent et déjà je me disais qu'un jour, j'aurais le pénis percé. Après de nom-breuses hésitations, il y a un peu plus de dix ans, je me suis enfin décidé.
At A Glance Author Joey Contact Joey@bme.anon When Ten years ago or more Artist self Studio office À l'époque, bien que j'avais déjà une rose tatouée sur le pénis, je n'y connaissais rien en «piercing». De plus, j'étais beaucoup trop embarrassé : pour me rendre à un studio de «Body Piercing». Je me suis donc résolu à le faire moi-même.
Tout d'abord, j'ai essayé sur le pourtour du gland. J'ai tenté l'expérience à 2 reprises. Les deux fois, les boucles d'oreille ont été rejetées. J'ai alors pris mon courage à deux mains. Je me suis dirigé au centre-ville de Montréal. Durant le parcours, je me disais dans mon for intérieur : «Je procède ou je ne procède pas?».
Enfin, j'étais là devant le magasin, hésitant, ne sachant plus quoi faire. À cet instant, une jeune femme dans la vingtaine est entrée d'un pas résolu. Elle s'est dirigée directement vers l'étalage de bijoux corporels. Après son achat, elle en est ressortie quelques minutes plus tard, la face toute rouge. En la voyant toute gêné, j'ai décidé d'agir. C'est elle qui sans le savoir, m'a convaincu.
J'ai pénétré dans le magasin et me suis dirigé vers le commis qui avait servi la jeune femme. «Quel diamètre désirez-vous Monsieur?» «Euh ! Je ne sais pas ! Ah ! Celui-là, tien !» Ensuite, je l'ai payé. Durant tout ce temps, je n'ai jamais osé le regarder directe-ment dans les yeux. J'avais choisi un bijoux en acier inoxydable afin d'éviter les risques d'infection.
Maintenant, j'avais le fruit de mes désirs en main. Je ne pouvais plus reculer ! Que donc ! À mon retour, je me suis empressé de le cacher dans mon bureau. Je ne voulais surtout pas que mon épouse le découvre. Il y est demeuré deux mois environ, avant qu'enfin je décide de continuer.
J'ai enlevé mon pantalon et mon slip. J'ai saisi une aiguille à coudre et par le méat urétral, je l'ai introduite dans mon pénis. Quand la pointe de l'aiguille s'est trouvée à 15 mm de profondeur environ, je l'ai incliné vers le bas, jusqu'à un angle de 45 degrés. J'ai alors pé-nétré les chairs. Malgré la douleur, j'ai persisté. Plus elle s'enfonçait, plus j'avais hâte de voir mon pénis percé avec l'anneau à son extrémité. Lorsque l'aiguille est parvenue au derme, la douleur est devenue presque insupportable.
Je poussais de plus en plus fort sur l'aiguille, à la jonction inférieure du prépuce et du gland, je voyais sa pointe au travers de la peau, mais rien. Je ne parvenais pas à percer le derme. Après une minute qui m'a semblé une éternité, je me suis dit que je n'y arriverais pas de cette manière.
J'ai alors saisi une règle en acier inoxydable, je l'ai posé sur le bord de mon bureau et j'y ai accoté mon pénis. Tout en poussant sur l'aiguille de ma main droite, je frottais mon pénis sur la règle avec mon autre main. Après une autre minute environ, je suis enfin parvenu à percer la peau. Je croyais le pire passé. J'ai continué à enfoncer l'aiguille et l'ai ensuite ti-ré par la pointe jusqu'à ce qu'elle sorte de mon pénis. Je n'avais plus qu'à installer l'anneau. Quelle erreur!
J'ai enlevé la bille et j'ai introduis l'une des extrémités de l'anneau dans mon pénis. Jusque là tout allait bien. Je n'ai eu aucun problème à l'enfoncer dans les chairs, à l'endroit où l'aiguille avait pénétré. Cependant, lorsque je suis parvenu au derme, il m'a été impossible d'extirper l'extrémité de l'anneau. J'avais beau frotter sur la règle, il n'y avait rien à faire. J'ai dû me résoudre à abandonner. Par après, j'ai réessayé à deux reprises, sans plus de succès.
Un mois plus tard, j'ai décidé de réessayer à nouveau. Cette fois, plutôt qu'utiliser une ai-guille ordinaire, j'ai choisi une broche à tricotage de 7 mm de diamètre environ. J'ai revécu les mêmes douleurs que la première fois et eu les mêmes difficultés. J'ai pénétré les chairs aussi facilement que la première occasion. Lorsque je suis arrivé au derme, encore rien à faire. Je me suis dit en moi-même : «Aujourd'hui, il n'est pas question que j'abandonne !»
Plutôt que de frotter sur la règle, j'ai utilisé un coupoir à carton. J'ai coupé la peau à l'endroit où se situait la pointe de la broche. J'ai ensuite poussé la broche jusqu'à sa tête, dont le diamètre était trop important pour qu'il puisse traverser la peau. Je l'ai retirée et en-suite j'ai introduit l'extrémité de l'anneau. Cette fois fut la bonne. J'avais réussi. Je pou-vais admirer l'ouvrage. L'anneau était perché à l'extrémité de mon pénis.
Maintenant, je devais affronter mon épouse. Elle avait déjà accepté le tatouage, maintenant elle devrait accepter l'anneau. Une fois au lit, j'ai saisi sa main droite et je l'ai guidée jus-qu'à mon pénis. Elle a sursauté. Elle a quitté le lit et allumé la lumière. Je veux voir ce que tu as sur le pénis, qu'elle m'a dit. J'ai ôté les couvertures et le lui ai montré. Elle m'a alors dit qu'elle ne coucherait pas avec moi, tant que je garderais l'anneau. Mais, après quelques jours, elle s'est démentit. Par après, elle ne voulait plus que je l'enlève.
Au fil des ans, j'ai changé d'anneau. Depuis le premier de calibre 8, j'en suis aujourd'hui à une demi lune de calibre 2. Je dois dire, qu'il m'est arrivé que des femmes refusent d'aller au lit avec moi, à cause de mon «piercing». Par contre, celles qui ont accepté, m'ont toutes affirmé qu'elles avaient apprécié l'expérience. Elles disent le ressentir en elles, surtout de-puis que j'ai adopté la demi lune.
À tout reconsidérer, je dois dire qu'aujourd'hui je recourrais à un perceur professionnel. Je n'aurais pas eu à endurer toute la douleur et il en aurait terminé dès la première fois. D'ailleurs, actuellement je projette de me faire poser un «ampalang», dont je vous ferai parvenir une photographie, soyez assuré que j'irai voir un professionnel pour le faire.
Enfin, le seul vrai regret que j'ai en rapport à mon «piercing», c'est que je dois m'asseoir pour uriner. Sinon, je risque de mouiller mon pantalon.
Joey
P.S. : Ce n'est que plus tard, que j'ai appris que mon piercing était un PA