Il y a longtemps, la lecture de l'histoire d'O et des images de piercings m'avaient impressionné et révélé mes tendances un peu sado-masochistes. Je voulais ressentir la douleur avant d'avoir le plaisir de porter secrètement quelque chose de pervers (le piercing l'était à cette époque). Je me suis donc percé les seins puis le frein du prépuce. Plus tard, le PA m'attirant, pour son aspect « brutal », je me suis rendu, en rasant les murs, dans une boutique discrète où j'ai acquis mes premiers anneaux en acier chirurgical, dont un 12 Ga en prévision de mon PA. Je me suis percé l'urètre, de l'intérieur, en faisant ressortir l'aiguille sous le frein, dans le trou transversal du frein, l'anneau pouvant ressortir d'un côté ou de l'autre du frein et le trou étant quasi invisible; avec sa dimension actuelle ce n'est plus le cas.. La douleur a été modeste, le saignement limité, la cicatrisation très courte, quelques jours.
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Par la suite les trous s'élargirent pour permettre le passage d'anneaux moins modestes. Le passage à 8 GA a été difficile et douloureux, tant pour les seins que pour le PA, avec une nuit quasi sans sommeil lorsque le trou de mon PA fut forcé par le nouvel anneau brillant que je trouvais superbe et alors terriblement gros. L'étape 6 Ga a également été douloureuse pour les seins, moins pour le PA. J'avais pour objectif final d'atteindre progressivement 4 Ga pour ces trois piercings ce qui s'est fait sans aucune difficulté pour le PA. Entre temps je suis revenu à 10 Ga pour les seins pour éviter qu'ils ne plongent. Enfin se sont ajoutés un Guiche, qui me procure un plaisir certain lorsque je suis sodomisé, ainsi qu'un anneau au pubis
Longtemps j'eus envie d'aller plus loin que 4 Ga pour le PA, mais sans dépasser la limite de non-retour. Cependant cette limite a été dépassée sans que je le veuille, du 2 Ga pouvant maintenant passer sans difficulté.
L'année dernière, les témoignages sur BME, par l'éloge du plaisir procuré et de l'aspect impressionnant, m'avaient finalement donné envie d'un Prince Albert de dimension plus conséquente, de 0 Ga ou 00 Ga. Certains affirmaient que les rapports restaient possibles avec de telles dimensions ce qui alimentait mes phantasmes nocturnes.
D'autres faisaient l'éloge de l'Apadravya, qui transperce le gland, pour le plus grand plaisir intellectuel de son détenteur et celui, très vaginal, de sa compagne. La douleur très intense que certains soulignaient et le temps de cicatrisation très long me faisaient hésiter, même si, avec l'Ampalang, c'est à mon sens le summum du piercing masculin, comme l'est celui du clitoris pour la femme.
Mon épouse n'a pas de piercing, ce qu'évidemment je regrette, mais elle apprécie le plaisir que mon PA lui procure lorsque mon membre va et vient en elle. Le futur objet allant également occuper ses trois orifices, il était naturel qu'elle se prononce et j'ai donc décidé qu'elle seule choisirait.
Avec l'aide de bijoux, de photos et de dessins, un soir d'automne 2003 je l'ai mise au pied du mur. Après avoir manipulé, enlevé et remis elle-même le PA sur ma verge qui se tendait de plus en plus, puis avoir introduit aussi profondément que possible sur la partie inférieure de son cheminement le Barbell que j'avais déjà acquis, regardé les photos, elle s'est décidée: Apadravya! Je soupçonne que l'aspect plus soft des deux petites sphères d'acier de part et d'autre du gland, a fait la décision. Je dois admettre que j'ai eu un petit regret pour le PA, mais ce que femme veut...
J'ai hésité longtemps face à la douleur lorsque l'aiguille transperce la peau tendre du gland, trace son chemin dans la chair du corps spongieux, ressort en crevant l'urètre et la peur des saignements car un essai, en érection, avec une toute petite aiguille, s'était terminé par un flot de sang. Je n'avais pas envie d'une trop petite dimension initiale car les témoignages faisaient état de fortes douleurs lors des dilatations. J'ai finalement choisi un Barbell de 8 GA avec l'avantage d'un pas-de-vis interne.
Le percement du gland est difficile car il faut agir avec force, mais sans brutalité en respectant l'angle d'introduction et l'alignement avec le trou du PA. Comme j'avais décidé de procéder moi-même, j'ai élaboré une solution « mécanique ». Une perceuse sur colonne (évidemment à l'arrêt), tient l'aiguille qui est ainsi bien guidée. En tournant le levier, l'aiguille pénètre sans effort et avec sûreté puis passe au centre d'un tube de guidage introduit dans le PA. L'effort manuel à déployer est faible puisque l'action s'effectue au moyen du levier de la colonne. L'aiguille employée est de section triangulaire, donc à 3 arrêtes coupantes, et très effilée ce qui limite l'effort à appliquer et réalise des trous qui facilitent l'introduction des bijoux.
Le grand jour, mercredi 3 décembre 2003
Le point d'introduction, assez en arrière du gland, a été repéré avec soin plusieurs jours auparavant et vérifié, le membre flaccide et en érection.
Courage! Je m'installe sur le sol, bien calé dans un angle, la perceuse entre les jambes. Tout a été nettoyé, stérilisé le mieux possible, désinfecté, recouvert, et j'ai des gants en nombre. 08h58 Je vise la marque sur mon gland et appuie légèrement l'aiguille. Aïe ! J'hésite un peu puis courage, je tourne franchement et la pointe disparaît progressivement dans mon membre. Ouch ! Ça fait mal, un peu, beaucoup, intensément, comme une brûlure, et l'aiguille pénètre, pénètre. Cela semble long mais ne dure que 2 à 3 secondes. Quelques instants pour souffler puis quelques mouvements pour que les 3 arrêtes coupent bien la chair afin de garantir le centrage du Barbell. C'est impressionnant de voir le stylet coupant aller et venir dans mon gland. Souffler de nouveau, pas de sang, la douleur passe. Libérer l'aiguille qui reste plantée dans mon sexe, relever la perceuse, placer le Barbell avec le cône sur l'aiguille et recommencer à tourner pour enfoncer. Je soutiens le gland pour éviter que la pression ne blesse l'urètre sur le tube de guidage. Il faut un peu forcer et Ouch !!! Une très intense douleur est de nouveau bien présente pendant 3 à 4 secondes. Ça y est, le Barbell a traversé. Sortir la verge du tube de guidage inférieur, enlever le cône au bas du Barbell, visser la sphère d'acier et respirer. 09h02 J'ai un Apadravya!
Une unique petite goutte de sang sur le linge de fond. Je n'éprouve plus aucune douleur mal mais un sentiment de gêne, comme une légère irritation des voies urinaires. Emballer mon sexe puis l'envelopper d'un gant en cas de perte de sang.
Premier besoin d'uriner, j'angoisse quant à la douleur qui m'attend. Résultat ? Rien, vraiment rien, si ce n'est la sensation surprenante et plaisante de l'urine qui s'écoule de part et d'autre du Barbell. Je suis stupéfait.
Ma femme est moi allons manger au restaurant. Elle s'inquiète un peu de mon état mais je la rassure. La sensation de gêne se dissipe peu à peu. Premier bain de sel marin. J'entre en semi-érection à la vue de l'œuvre d'art, haïe, haïe, ça va faire mal : non, même pas ! Seulement une toute petite trace de sang par l'urètre. J'ai, dans la suite de la journéei plusieurs petites érections sans aucune douleur, avec chaque fois une seule petite goutte de sang qui sort du méat.
Jeudi 4 décembre. J'ai aussi bien dormi que d'habitude. Erection matinale que je tente de retenir mais aucune douleur et aucune perte de sang. Je me pose des questions tant cela se passe aisément : est-ce que j'aurais atteint des nerfs rendant ainsi mon membre insensible ? Soins matinaux puis je vais marcher longuement. L'après-midi j'essaie une bonne érection : toujours étonné, aucune douleur, juste la petite goutte de sang.
Dimanche 7 décembre. Très forte érection matinale qui se passe tout à fait normalement. L'absence de douleur en devient vraiment inquiétante. Je peux manipuler la barrette dans tous les sens sans difficulté et j'en viens à penser à une masturbation, pour voir. Prudence, attendons..
Mercredi 10 décembre. Une semaine et il me semble que l'Apadravya a toujours été là. Je recommence à dormir nu, sans crainte de taches de sang. Toujours aucune douleur, la sensation d'irritation a disparu, la petite rougeur autour du Barbell s'est estompée. Je commence à le stimuler mais n'ose pas aller trop loin. Attendons 2 semaines avant d'oser une masturbation.
Mercredi 17 décembre. Toujours rien de notable à mentionner. Lors des soins réguliers j'effectue des vas et viens qui s'avèrent très plaisant (tiens, tiens !). J'essaie une donc masturbation qui se termine rapidement par une violente éjaculation et un plaisir certain. Au moins tout fonctionne normalement.
Vendredi 26 décembre. Encore une semaine avant de tenter un rapport. Cela devient long et je suis impatient de vérifier l'effet des deux petites boules dans le vagin de mon épouse. Je peux enlever le Barbell (j'observe un mignon petit trou rond sur le dessus du gland, à l'intérieur du trou la peau est rose comme le dessus et semble cicatrisée) et remettre sans difficulté, sans douleur et sans aucun saignement.
Dimanche 4 janvier. et après. Un premier essai et des suivants, car il nous a fallu apprivoiser l'Apadravya ce qui ne s'est pas fait en une fois. Ce 4 janvier je suis évidemment un peu nerveux et anxieux et c'est regrettable car mon érection n'est pas d'une rigidité absolue. Le Barbell n'est donc pas bien maintenu et accroche ce qui est désagréable pour les deux partenaires (voire douloureux pour moi). La première expérience est donc négative.
Lors des rapports suivants, la situation s'améliore et à la cinquième fois l'introduction et les va-et-vient s'opèrent sans aucune difficulté et sans douleur. Je ne ressens quasiment rien du fait de la présence du Barbell, mais l'effet sur mon épouse est significatif et sa jouissance extraordinaire, tant en durée qu'en intensité. Cela se confirmera : avantage déterminant pour ma femme, aucun pour moi. Je regrette le PA qui me donnait du plaisir par ses frottements dans l'urètre.
Novembre 2004. Presque une année déjà. Il me semble que je porte ce Barbell depuis toujours. Si mon plaisir n'a pas beaucoup évolué, ma femme y a nettement pris goût. Lorsque le prépuce recouvre le gland, elle s'inquiète de savoir si j'ai retiré mon Apadravya. Je porte donc toujours attention a ce que mon sexe soit décalotté pour que l'Apadravya soit visible. J'ai décidé qu'avec l'age je retirerai progressivement mes piercings mais j'ai la conviction que l'Apadravya restera à jamais...J'y tiens ! Et je pense maintenant à un Barbell de 6 Ga. Je rêve même d'un Ampalang. et toujours d'un PA de 0 ou 00 Ga ...
Attention, même si j'ai effectué moi-même tous mes piercings et dispose ainsi d'une petite expérience, je reconnais avoir pris des risques et de ce fait je ne recommande à personne de procéder ainsi. Un bon studio, bien équipé restera toujours une meilleure solution.