Je me présente, Marlène, 18ans, (bientot 19 bouh!). Aussi loin que je puisse m'en souvenir, il me semble que j'ai été attirée par les modifications corporelles depuis que j'ai 12ans. Forcément, ma moman était contre (et elle y est toujours d'ailleurs). La vraie envie, c'était le piercing à la langue. Enfin, n'arrivant pas à convaincre ma mère, j'ai réussi à me faire piercer le tragus pour mes 16ans puis au fur et à mesure, d'autres cartilages (vous pouvez trouver les expériences sur ce site d'ailleurs). Jusqu'en 2006, où j'arrive donc à mes 18 années. Je recommence à parler de ce piercing à ma mere, qui ne veut toujours pas. "Tu le feras quand tu ne seras plus à la maison!" me dit-elle. J'attends. Puis je commence à travailler, à avoir des sous et une envie qui m'était passée quelques années auparavent ressurgit dans mon esprit! "Et pourquoi j'me ferais pas piercer le frein, ca ne fait pas mal, ca ne risque pas grand chose puis ma mère ne le verra pas vu que comme j'me suis fait opérer des dents de sagesse le 18 décembre je n'aurais qu'à dire que si j'ai mal c'est à cause de ca". J'en parle à mon copain, qui est d'accord. Vu que je touche ma paye le 4 janvier, j'me dit que je vais y aller le 2! Le pierceur ne travaille que le mardi et justement, ce mardi là je ne travaillait pas l'après-midi.
At A Glance Author Candychou Contact Candychou@bme.anon When Three months ago Artist Regis Studio Eric Tatouage Location Vesoul Mon copain vient donc me chercher au travail, et on va directement chez le pierceur. On attend, je ne stresse pas. Oui, j'avais lu moults expériences sur BME et autres sites du genre, les risques etc... J'étais bien renseignée (oui, ne croyez pas que je fais tout ca à la légère!). Enfin c'est mon tour, je demande à Régis si mon copain peut venir regarder (il était curieux), il dit oui, mon copain s'assoit, moi aussi, je fait part de ma demande au pierceur, qui regarde mon frein me dit "ha ben oui je peux te faire ca, il est facile à piercer en plus!" Moi toute contente, je lui dit qu'on le fait, même s'il me dit qu'il n'a que des bijoux un peu grands et que ca risque de me gêner... Bain de bouche, gants, aiguilles et bijou stérile, je lui fait confiance, c'est lui qui m'a fait mes autres trous. Je m'allonge, ferme les yeux. Je sens la pince qui serre mon frein et ca me fait mal (ok, il faut souffrir pour être belle...) "Attention, j'y vais!", il pierce, et là RE-OUCH... J'ai vraiment eu très mal... Regis continue, toujours en tirant bien sur mon frein, il essaye de mettre la banane, j'ai l'impression qu'il tire comme un fou et que mon frein va lâcher, et j'ai mal mal mal. Honnêtement je saurais pas dire combien de temps ca a duré... Quand ce fut ENFIN fini, et que j'ai bien eu le temps de regretter ma décision pendant le temps ou il me "charcutait", je reste 2minutes allongée sur la table pendant que Regis me parle. Moi, j'ai trop du mal à ouvrir la bouche, ca me lance, je paye, il m'explique les soins et tout le tralala, je n'ai même pas regardé ce que ca donnait, j'avais un peu la tête qui tournait, je ne me sentais pas trop bien. Bref, une fois remis de nos émotions (mais moi qu'ai toujours aussi mal), on pars pour le MacDo car je bossais 5heures ce soir là. Il nous reste un peu de temps avant que je commence donc mon copain prend un coca, et moi un verre d'eau bien froide, espérant que ca va calmer ma douleur. L'heure arrive d'aller enfiler mon uniforme et de laisser mon amoureux vaquer à ses affaires. Je prend le boulot, malheureusement pour moi ce soir, je me retrouve en caisse. Je n'ai pas arrêté de parler toute la soirée, j'arrivais limite à me faire comprendre étant donné que je zozottait VRAIMENT, les gens me demandaient tout le temps de répéter, ce qui n'arrangeait rien. J'avais des coups de chaud, je ne me sentait pas bien et je sentais ma gorge qui enflait anormalement. Quand il fut 21h, j'étais bien contente de pouvoir aller m'assoir. J'me dit que j'allais prendre une glace, que ca allait me faire du bien. J'ai mis la cuillère dans ma bouche, et là impossible de faire bouger ma langue assez pour avaler le Sunday qui n'était donc pas assez liquide. Comme mes parents n'étaient pas au courant, je décide de filer droit chez mon copain qui j'espère, pourra m'aider un peu à faire passer la douleur et à me donner un soutient psychologique. J'arrive chez lui en évitant bien ses parents, je me regarde dans la glace et là je me reconnaissait à peine. Je n'avais plus de cou, en fait la partie "menton-amygdales-co Le lendemain matin, je prend bien toutes mes précautions pour les éviter, j'avale avec beaucoup de mal des efferalgants qui n'auront aucun effet, et je supplie mon copain de venir me chercher à la maison car je ne veux pas que mon père me voit comme ca. Il arrive aussi vite que possible, on va vite chez lui et je me recouche dans son lit. Je ne peux toujours rien avaler ni parler et ca me lance de plus en plus fort. Vers 11h, ca se calme un peu, Alex part me chercher de la soupe pour midi à l'intermarché du coin, moi je vais sur internet et tout d'un coup, la douleur me reprend plus vive que jamais, je me traine difficilement jusqu'au lit, j'arrive limite à respirer tant ma gorge et ma langue sont gonflés, en plus je commence à paniquer, mon copain arrive, me demande si ca va, et je le supplie de m'ammener aux urgences, il me dit qu'il peux pas, qu'il doit appeller ma mère pour lui dire, et là je peux vous dire que je n'ai pas hésité à lui dire d'appeller, même si je savais qu'elle allait me faire la morale et m'en vouloir pour je ne sais combien de temps. Je me tordais dans tous les sens dans le lit, ca me faisait horriblement mal, ca me lancait, me brulait, me tirait. Elle est arrivée, et m'a emmené aux urgences. J'entre seule pendant qu'elle se gare, à l'accueil on me demande ce que j'ai, moi bien sur, je ne peux encore et toujours pas parler donc je demande un stylo pour m'expliquer, j'attend 5 minutes, on vient me chercher, on m'installe sur un lit. Des infirmières viennent me voir, on me demande ce que j'ai fait, on essaye de me faire ouvrir la bouche, lever la langue, ce qui est peine perdue tellement je suis enflée, ils ne voient rien. Ils remplissent le dossier, une infirmiere essaye de me poser une premiere perfusion, elle se loupe, elle refait un essai, ca marche, ils me donnent du calmant. Ma mère peut venir me voir dans la chambre, en pleurs, l'infirmière lui explique que je vais devoir rester à l'hopital, moi j'commence à être un peu exténuée à cause de la douleur, et du fait que j'ai pas mangé ni bu depuis je sais pas combien d'heures. Une aide soignante m'a monté dans un fauteuil roulant dans le service ORL. On m'a allongé, donné du calmant, des antibiotiques, des corticoides. Je suis restée deux jours sans pouvoir parler ni manger pratiquement, ni me lever car j'étais trop faible. Bien sur j'me suis fait réprimander par les docteurs, les infirmières qui m'ont dit que c'était n'importe quoi. Le docteur qui me suivait m'a dit qu'il faudrait enlever le piercing dès que ce serait suffisament dégonflé. Moi, à ce stade, je m'en fichais carrément du moment que ca m'enlève cette satanée douleur qui ne partait pas... Le troisième jour, ca commencait à aller un peu mieux, et le docteur à décidé qu'il pourrait m'enlever le piercing. Je suis donc allée dans son bureau, me suis installée sur la chaise, je lui ai expliqué (avec du mal car je ne pouvais toujours pas trop bouger la langue) comment faire pour enlever ca, et il a essayé. Heureusement il y est arrivé du premier coup et j'ai eu plus peur que mal. Il m' Les jours qui ont suivi, ca a été un peu mieux mais je commencait à en avoir marre d'être allongée tout le temps, d'être faible de ne rien pouvoir manger... Cependant avec les médicaments, j'arrivait à parler genre de midi jusqu'au soir sans trop de mal et je pouvais donc un peu manger. Le pire c'était le matin quand je me reveillait et que les effets des calmants s'était dissipés, je regonflait et ne pouvait donc pas parler ni manger, jusqu'à ce que tous les produits injectés fassent effets. En tout j'ai passé une semaine à l'hopital, avec mon copain qui passait toutes ses après-midi avec moi, qui me faisait manger, qui me lavait, qui me distrayait. Durant cette semaine, on m'a fait 4perfusions différentes, 2prises de sang, on m'a bourré de calmants et autres substances, j'ai parlé et mangé difficilement, et j'ai vraiment mais vraiment souffert. Le pire, c'est que c'est impossible à décrire. Je ne pouvais pas avaler, je bavais toute ma salive dans des mouchoirs, et les glaires qui saccumulaient au fond de ma gorge m'étouffaient à moitié. Ils ont du me donner un tuyau pour aspirer tout ca et ils ont failli m'intuber.
Cela fait maintenant un peu plus de deux mois que cette expérience s'est passée. Je suis retournée voir mon pierceur pour lui expliquer ce qui s'était passé, et les docteurs m'ont dit que j'ai fait une mauvaise réaction, surement parce que je n'étais pas encore tout à fait remise de mon extraction des dents de sagesse, et qu'apparement j'avais un germe dans la bouche, et que le fait d'avoir piercer à provoqué l'infection. Après deux mois, ma langue n'est toujours pas remise, on peut voir ou le trou a été fait, et je ne peux plus la tirer aussi loin qu'avant, et ca me fait mal parfois, quand je force pour la soulever et la tirer. Je pense que ce n'est plus qu'une question de temps avant que tout cela se remette en place. Malgré toute cette histoire, je ne suis pas guérie du virus "piercing". Je pense déja à mon prochain (qui sera un double nombril je pense). Mon rêve est aussi de me faire piercer la langue, mais je pense que je vais attendre, je ne suis pas encore prête à revivre (même éventuellement) toute cette douleur.
Je n'ai pas raconté ca ici pour vous décourager de faire ce piercing, seulement avant, essayez de vous assurer que votre bouche est aussi saine que possible, sans coupures, etc... Sur ce, j'espère que cette expérience sera utile! Bon piercing!